Huit objectifs de conservation des écosystèmes,
37 espèces en péril
Le lieu prioritaire Wolastoq / Fleuve Saint-Jean compte huit cibles de conservation des écosystèmes, qui représentent et englobent la biodiversité de cette région.
Ces écosystèmes abritent 33 espèces en péril, ainsi que de nombreuses autres dont la conservation pose des défis et qui revêtent une importance culturelle.
Les écosystèmes aquatiques, y compris les rivières, les ruisseaux et les lacs, sont abondants dans la région du Wolastoq. De nombreuses espèces en péril classées comme espèces terrestres passent une grande partie de leur cycle de vie dans ces écosystèmes aquatiques.
On peut notamment citer la Tortue des bois, la Tortue serpentine et la Tortue peinte de l’Est.
Les agroécosystèmes sont des écosystèmes utilisés et/ou gérés dans un but spécifique de pratiquer l’agriculture. Cela tient compte des caractéristiques naturelles et artificielles de l’habitat qui lui sont associées.
Ces zones cultivées et gérées, en particulier celles situées à proximité de l’eau, offrent un habitat à une grande variété d’espèces et sont souvent riches en biodiversité.
Les écosystèmes que l’on retrouve couramment dans les paysages agricoles comprennent des systèmes riverains et des plaines inondables, des zones humides d’eau douce et des parcelles de forêts en altitude.
La forêt abénaquise-acadienne couvre les provinces maritimes du Canada et s’étend vers le sud en passant par le nord-est des États-Unis. Située entre des forêts dominées par les feuillus au sud et des forêts boréales composées de résineux au nord, elle présente des caractéristiques des deux régions.
Cette forêt diversifiée est composée de nombreuses espèces d’arbres, notamment l’épicéa rouge, le bouleau jaune, l’érable à sucre, le chêne rouge, le pin blanc et la pruche du Canada. Au moins 82 espèces prioritaires dépendent de ces habitats forestiers. De plus, les communautés de vieilles forêts fournissent un habitat à diverses espèces répertoriées au niveau fédéral, dont la paruline du Canada, le martinet ramoneur et la moucherolle à côtés olive.
Des pratiques telles que le nivellement à grande échelle pour le bois de construction, le défrichement par brûlis pour l’agriculture et l’exploitation forestière intensive (coupe à blanc) ont considérablement dégradé la forêt abénaquise-acadienne.
Elle est aujourd’hui composée d’un plus grand nombre d’espèces en début de succession que ce que l’on trouverait dans un état naturel.
Les forêts de feuillus tolérants se caractérisent par la dominance d’arbres à feuilles caduques de longue durée de vie et tolérants à l’ombre (l’érable à sucre, le hêtre, le bouleau jaune et le chêne rouge). Les perturbations naturelles qui remplacent les peuplements sont rares dans cet écosystème, ce qui donne lieu à des structures forestières irrégulières. Celles-ci offrent un habitat riche pour la faune et la flore et ont un fort potentiel de formation de peuplements forestiers anciens. Les forêts de feuillus tolérantes ont généralement un sol riche, qui abrite à son tour un mélange diversifié de plantes rares.
La forêt de feuillus des Appalaches est un type particulier de forêt de feuillus tolérante qui autrefois abondait dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick.
Aujourd’hui elle a été réduite à moins de 1 % de sa superficie d’origine. Elle a une grande biodiversité et est parsemée d’espèces rares et menacées, telles que le noyer cendré, le tilleul et le frêne noir.
Les forêts de plaine inondable sont (généralement) dominées par des feuillus qui se développent sur les plaines d’inondation riveraines.
Ces forêts sont régulièrement inondées, ce qui enrichit le sol en sédiments alluviaux et permet à un assemblage diversifié de plantes de se développer dans le sous-bois. Les écosystèmes forestiers des plaines inondables jouent un rôle crucial dans le maintien de la biodiversité à l’échelle du paysage.
Ce sont d’importants corridors de déplacement qui assurent la stabilité des berges, améliorent la qualité de l’eau et fournissent un habitat à de nombreuses espèces sauvages.
Les zones humides forestières sont des zones humides (marécages, tourbières, fens, marais) dominées par des arbres et des arbustes.
Le niveau d’eau, qu’il soit à la surface du sol, juste au-dessus ou en dessous, peut être permanent, périodique ou saisonnier. Les sols y sont généralement saturés et mal drainés, et la végétation est adaptée aux conditions humides.
Les zones humides d’eau douce, y compris les marais, les fens, les bogs, les marécages et les mares vernales, sont communes dans le Wolastoq. Le sol des zones humides est généralement saturé d’eau et comporte une biodiversité adaptée à ces conditions.
Ces terres font partie des écosystèmes les plus productifs et hébergent un certain nombre d’espèces rares et menacées du Nouveau-Brunswick. Les zones humides d’eau douce jouent un rôle écologique essentiel, elles assurent notamment le stockage du carbone, l’amélioration de la qualité de l’eau en plus de contribuer à l’atténuation des inondations, des sécheresses et de l’érosion.
Les systèmes riverains et littoraux désignent la zone de transition entre les écosystèmes aquatiques d’eau douce – Comprenant les rivières, les ruisseaux, les zones humides et les lacs – et leurs écosystèmes adjacents. Dans les zones riveraines, la végétation est influencée par la présence de l’eau et se distingue de celle des terres hautes voisines. Les plaines d’inondation sont inondées de manière intermittente ou saisonnière, créant ainsi un écosystème unique et dynamique.
Les systèmes riverains et les plaines d’inondation profitent à un large éventail d’espèces et abritent généralement une plus grande diversité et densité d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères que les terres hautes adjacentes.
a pour mission de préserver les espèces en péril et la biodiversité du lieu prioritaire Wolastoq / Fleuve Saint-Jean.